Cet article (en Anglais) a été publié hier dans le Guardian. Je n'ai pas trouvé de communication sur le sujet en langue française et le Libé du jour fait référence au Guardian.
Source : https://www.theguardian.com/business/20 ... ork-survey
Almost a quarter of European airline pilots fly when too fatigued to work
Pilots report pressure to extend working hours and fears of penalties for declaring themselves unfit to fly
Three in four European airline pilots have taken microsleeps in the cockpit, while almost a quarter routinely fly despite being too fatigued to work, according to a report.
The findings, based on a survey of almost 7,200 captains and first officers by the European Cockpit Association (ECA), include pilots reporting insufficient rest, pressure to extend working hours and fears of being penalised for declaring themselves unfit to fly.
Almost a quarter (24%) of pilots admitted they usually continue flying rather than report themselves unfit due to fatigue, while another 16.8% said they call in sick instead.
In aviation, fatigue can result from long duty hours, insufficient rest, irregular schedules and flying across time zones, which disrupt the body’s natural sleep cycle. It is a significant safety concern because it can impair pilots’ judgment, slow their reactions, reduce alertness and impair responses to unexpected situations.
Under European aviation safety regulations, airlines are required to have systems in place to identify, monitor and manage crew fatigue.
The survey, conducted in August, found that three-quarters of respondents had experienced at least one microsleep – a brief, involuntary episode of sleep – while operating an aircraft in the previous four weeks.
Pilots working for airlines based in Ireland and Malta reported the highest levels of microsleeps. More than a third said they were not getting enough rest to prevent fatigue from building up over time.
Despite the prevalence of exhaustion, only one in three pilots said they usually reported themselves unfit for duty when fatigued. Half admitted they had operated a flight in the three months before the survey when they should have declared themselves too fatigued to fly.
Almost half of the respondents said they feared negative consequences from management if they reported themselves unfit because of fatigue, while just 11.9% trusted their airline’s fatigue reporting system.
Ian Holder, the managing director of the aviation safety consultancy Baines Simmons, said the results showed persistent differences in how airlines and national authorities manage fatigue. “This survey captures how European pilots experience fatigue risk management in practice,” he said.
He stressed that the findings represented pilots’ first-hand experiences rather than a direct measurement of aviation safety outcomes, but said the consistency of the results over three years highlighted areas requiring attention.
Holder pointed to Finland and the Netherlands as evidence that stronger fatigue reporting cultures were achievable.
Pilots working for airlines based in Ireland and Malta were among the most likely to fear management reprisals and the least likely to trust the reporting systems.
The proportion of pilots who said they would fly when fatigued was higher in Spain, Ireland and France. Two in five of the pilots working for airlines based in Spain and a third of those working for Ireland- and France-based airlines said they usually fly when fatigued. That compares with only one in 10 of the pilots flying for an airline based in the UK.
Only 15.6% of pilots at low-cost carriers believed their airline managed fatigue risks well, compared with 18.6% at ACMI or wet-lease operators – companies that supply aircraft, crew, maintenance and insurance to other airlines.
Pilotes trop fatigués pour voler mais qui volent quand même
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Re: Pilotes trop fatigués pour voler mais qui volent quand même
Le laboratoire d'anthropologie appliquée de la faculté de médecine de Paris a fait, dans les années 1990, des études très intéressantes sur ce sujet de fatigue, chez les pilotes d'Air France, les contrôleurs du CCR/N et les routiers.
J'ai servi de cobaye, comme contrôleur en position sur un secteur, avec enregistrement électroencéphalogramme EEG.
Durant une heure de traffic intense, aucun microsommeil détecté.
L'heure suivante, moins chargée, plusieurs microsommeils ont été enregistrés (ondes alpha) malgré un regard constant sur l'écran radar.
Les médecins réalisant cette étude ont constatés ces micosommeils effectivement chez les pilotes (parfois en approche finale), les routiers de jour ou de nuit. Leur grande peur fut avec un routier de nuit, sur autoroute heureusement, où le microsommeil a duré 13 secondes.
Les yeux ne se ferment pas forcément durant ces phases, mais le cerveau ne réagit plus aux impulsions extérieures durant une ou plusieurs secondes.
J'ai souvent pensé que des "air-miss" inexplicables par son auteur, auraient pu être provoqués par un micosommeil dont il n'avait pas conscience.
Vaste sujet qui peut remettre en cause des organigrammes et des plannings.
J'ai servi de cobaye, comme contrôleur en position sur un secteur, avec enregistrement électroencéphalogramme EEG.
Durant une heure de traffic intense, aucun microsommeil détecté.
L'heure suivante, moins chargée, plusieurs microsommeils ont été enregistrés (ondes alpha) malgré un regard constant sur l'écran radar.
Les médecins réalisant cette étude ont constatés ces micosommeils effectivement chez les pilotes (parfois en approche finale), les routiers de jour ou de nuit. Leur grande peur fut avec un routier de nuit, sur autoroute heureusement, où le microsommeil a duré 13 secondes.
Les yeux ne se ferment pas forcément durant ces phases, mais le cerveau ne réagit plus aux impulsions extérieures durant une ou plusieurs secondes.
J'ai souvent pensé que des "air-miss" inexplicables par son auteur, auraient pu être provoqués par un micosommeil dont il n'avait pas conscience.
Vaste sujet qui peut remettre en cause des organigrammes et des plannings.
+ tu pédales moins vite, moins tu avances + vite
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Re: Pilotes trop fatigués pour voler mais qui volent quand même
On avait eu aussi des tests similaires la dessus lors d’une simulation a Eurocontrol- Brétigny dans les années 90, par l’ Université de Grenoble si ma mémoire st bonne .
mais perturbées par les repas de midi .
En effet les résultats montraient que les contrôleurs étaient plus susceptibles aux pertes d'attention et de concentration et que la durées yeux fermes et microsommeils était plus élevée entre 14 et 15:00. On avait oublie de leur dire que le Resto de Bondoufle a cote servait le vin (du rouge du midi à 14,5 degr) a volonté pendant le déjeuner
Veridique.
mais perturbées par les repas de midi .
En effet les résultats montraient que les contrôleurs étaient plus susceptibles aux pertes d'attention et de concentration et que la durées yeux fermes et microsommeils était plus élevée entre 14 et 15:00. On avait oublie de leur dire que le Resto de Bondoufle a cote servait le vin (du rouge du midi à 14,5 degr) a volonté pendant le déjeuner
Veridique.
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Re: Pilotes trop fatigués pour voler mais qui volent quand même
Cela me rappelle un souvenir dans les années 2000.
Notre équipage sur un jet privé était en escale dans l'ouest de la France.
Nous étions au restaurant proche de l'aérodrome - (un routier) Repas normal .....
Et sur les tables , il y avait des bouteilles de vin rouge ......
Le midi , nous ne buvions que de l'eau ....
Et tout d'un coup un client du restaurant est venu nous demander si nous pouvions lui donner la bouteille qui
était près de nous ......... :
s: BONNE ROUTE en SECURITE pour ces "braves" professionnels
Notre équipage sur un jet privé était en escale dans l'ouest de la France.
Nous étions au restaurant proche de l'aérodrome - (un routier) Repas normal .....
Et sur les tables , il y avait des bouteilles de vin rouge ......
Le midi , nous ne buvions que de l'eau ....
Et tout d'un coup un client du restaurant est venu nous demander si nous pouvions lui donner la bouteille qui
était près de nous ......... :
Re: Pilotes trop fatigués pour voler mais qui volent quand même
A 25 ans ( jeune, affuté et mince...
) CPL H depuis des années, j'avais "aussi" tous les permis de conduire ( merci l'armée ) . Mon permis poids lourds/Super lourds et Transports en communs arrivant a expiration, je vais passer la visite médicale à la médecine du travail. ( LA visite PN des routiers
)
Etant apte PN, c'était juste une formalité
Le médecin me regarde, regarde les papiers, me prend la tension et commence à remplir mon dossier ( c'était la première fois que je passais la visite pour renouveler mon permis ).
Il m'a posé une seule question : " vous buvez combien de litres par jour ?"
Je lui répond que je suis pilote d'hélicoptère et que dans mon métier on ne boit pas ....
Le médecin :
" D'accord, mais quand vous conduisez les camions, combien de litres par jour ?
Etant apte PN, c'était juste une formalité
Il m'a posé une seule question : " vous buvez combien de litres par jour ?"
Je lui répond que je suis pilote d'hélicoptère et que dans mon métier on ne boit pas ....
Le médecin :
" D'accord, mais quand vous conduisez les camions, combien de litres par jour ?
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Re: Pilotes trop fatigués pour voler mais qui volent quand même
Outre les dérives et allusions à des causes probables de ces micro-sommeils (repas trop arrosé ou autre), il n'en reste pas moins que ce phénomène peut entraîner des conséquences dramatiques, y compris pénalement pour celui qui en est victime.
Dans mon expérience du CCR/N, les médecins ont pris en considération toutes les conditions. Chaque volontaire acceptait de noter durant une semaine tout son planning : heure de coucher, qualité du sommeil, activités sportives ou autres, réceptions d'amis, visionnages TV, etc. Ils établissaient ensuite un profil personnalisé et suggéraient des petites règles permettant d'améliorer et de mieux réguler ses phases de sommeil.
Je cite mes enregistrements EEG lors d'une prise de service à 8h00 du matin. Ce qui est intéressant, c'est que les mico-sommeils n'apparaissent pas durant la 1ère heure très active, mais dans la seconde heure plus calme. On peut en déduire qu'ils sont la conséquence d'un besoin de récupération du corps après une phase très dynamique : relâchement inconscient et incontrôlable de l'attention qui peut obstruer la vision d'un risque ou d'un conflit.
Alors, si on se projette sur le plan juridique, l'auteur des dommages est systématiquement condamnable car, le mico-sommeil bien que totalement inconscient et imprévisible par nature, n'est pas reconnu comme une circonstance atténuante et sera donc considéré comme une faute à charge.
Je me répète : vaste sujet tant sur le plan médical, professionnel et juridique. A suivre…
Dans mon expérience du CCR/N, les médecins ont pris en considération toutes les conditions. Chaque volontaire acceptait de noter durant une semaine tout son planning : heure de coucher, qualité du sommeil, activités sportives ou autres, réceptions d'amis, visionnages TV, etc. Ils établissaient ensuite un profil personnalisé et suggéraient des petites règles permettant d'améliorer et de mieux réguler ses phases de sommeil.
Je cite mes enregistrements EEG lors d'une prise de service à 8h00 du matin. Ce qui est intéressant, c'est que les mico-sommeils n'apparaissent pas durant la 1ère heure très active, mais dans la seconde heure plus calme. On peut en déduire qu'ils sont la conséquence d'un besoin de récupération du corps après une phase très dynamique : relâchement inconscient et incontrôlable de l'attention qui peut obstruer la vision d'un risque ou d'un conflit.
Alors, si on se projette sur le plan juridique, l'auteur des dommages est systématiquement condamnable car, le mico-sommeil bien que totalement inconscient et imprévisible par nature, n'est pas reconnu comme une circonstance atténuante et sera donc considéré comme une faute à charge.
Je me répète : vaste sujet tant sur le plan médical, professionnel et juridique. A suivre…
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